Une dénonciation à l’unisson des mesures d’austérité budgétaire gouvernementales

Print Friendly, PDF & Email

Craignant que les mesures d’austérité budgétaire mises en place ou envisages par le gouvernement libéral de Philippe Couillard n’aggrave l’effritement du filet social et l’appauvrissement de la classe moyenne, le comité STOP Pauvreté di Groupe Actions Solutions Pauvreté (GASP) de la Haute-Yamaska a décidé de souligner pour une première fois la Journée mondiale de la justice sociale en appuyant la campagne Pour une société juste du Collectif pour un Québec sans pauvreté. (Photo: (de gauche à droite) Nicolas Luppens, coordonnateur du Groupe Actions Solutions Pauvreté de la Haute-Yamaska, Julie Bourdon- Richard, directrice des Cuisines collectives de l aMontérégie et Sylvain Dupont, directeur-général de la CDC de la Haute-Yamaska. Crédit photo: Jonathan Archambault)

Logo de la journée mondiale de la justice sociale. Source: courtoisie du GASP de la Haute-Yamaska

Logo de la journée mondiale de la justice sociale. Source: courtoisie du GASP de la Haute-Yamaska

D’ailleurs, le GASP de la Haute-Yamaska ainsi que plusieurs autres intervenants des milieux communautaires, économiques et politiques ont profité de l’occasion pour  dénoncer  à l’unisson ces mesures d’austérité budgétaire instaurées par les instances gouvernementales puisqu’ils considèrent que celles-ci ne font qu’accentuer la dégradation du tissu social à un tel point que la pauvreté  n’affecte plus seulement les moins bien nantis, mais également les travailleurs à faible revenu ainsi que certaines nouvelles tranches de la population ( jeunes, personnes âgées, les femmes, les personnes issues des milieux ruraux).

« Malgré le fait que nous vivons dans une société riche au Québec, nous constatons qu’il y a encore  beaucoup de travail sur la table  afin d’éviter la croissance des inégalités sociales. Bien qu’il y a eu certaines avancées, notamment sur le plan des politiques familiales, nous observons une tendance à l’appauvrissement de la classe moyenne et des personnes moins bien nanties, et ce, malgré l’adoption, en 2012, de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Nous craignons que la tendance actuelle visant l’amoindrissement de l’État, l’intégration progressive du  concept d’utilisateur-payeur et l’augmentation des frais des services publics n’aggrave davantage la situation », a fait valoir le coordonnateur du GASP de la Haute-Yamaska, Nicolas Luppens tout en rappelant que  le milieu communautaire se mobilise déjà afin de dénoncer ces mesures d’austérité budgétaire qui créent davantage d’inégalités sociales et de pauvreté plutôt  que de richesse.

Un allié de taille : la CSN

Un son de cloche qui a notamment trouvé écho auprès milieux syndicaux. « Nous déplorons également ces mesures d’austérité budgétaire et vous pouvez être assuré que la CSN va vous appuyer dans toutes vos dénonciations. Nous allons être à vos côtés. C’est sûr», a exprimé le représentant local de la CSN, Steve Carter dans un vibrant plaidoyer à l’égard des organismes communautaires et de leur lutte pour une société plus juste.

Par ailleurs, plus d’un million de personnes vivaient en situation de pauvreté au Québec en 2014. Ce nombre ne pourrait être que la pointe de l’iceberg puisque l’effritement  du tissu social ne cesse d’augmenter d’année en année. Une situation alarmante qui touche l’ensemble des régions du Québec dont notamment la Haute-Yamaska puisqu’on estime que près de 10 500 personne se retrouve avec des revenus inférieurs au seuil de la pauvreté. De plus, les demandes d’aides alimentaires et d’hébergement ont littéralement explosé dans la région lors des dernières années comme en témoigne l’augmentation de 50% des demandes chez SOS Dépannage en trois ans. Une réalité également vécue par l’organisme Le Passant, mais cette fois en deux ans.

Le député François Bonnardel se porte à la défense des organismes communautaires

Des statistiques  qui ont fait frémir le député François Bonnardel. « Ça fait huit ans que je suis entré à l’Assemblée nationale et jamais je n’aurais pensé que la situation deviendra critique à ce point-là. Il faut être sur le terrain pour constater que maintenant même les travailleurs qui ont des revenus de  30 000- 35 000$ par année sont rendus à venir  prendre des repas à 1$ au Partage Notre-Dame ou à demander une aide alimentaire afin de les aider parce qu’ils n’arrivent plus à boucler leur budget. On parle souvent d’équilibre budgétaire au sein du gouvernement, mais cet équilibre-là se fait sur le dos de la classe moyenne. C’est elle qui écope. Le gouvernement est parvenu à aller chercher 16 milliards d’argent frais, mais ces 166 milliards viennent principalement des poches de la classe moyenne. Il faut arrêter l’hémorragie et je vous certifie que cet équilibre budgétaire ne se fera pas sur le dos des organismes communautaires non plus. SI le gouvernement libéral vient chercher le moindre sou possible en réduisant le budget des organismes communautaires, je vous garantis qu’ils vont me trouver sur leur chemin parce que je vais leur mettre des bâtons dans les roues »

Le GASP de la Haute-Yamaska invite d’ailleurs la population à aller signer en grand nombre la déclaration du Collectif pour un Québec sans pauvreté afin de pouvoir lancer un message clair aux instances gouvernementales.

Partager ceci
Share

À propos Jonathan Archambault

Jonathan Archambault
Diplômé de l'université Laval en journalisme, Il a travaillé pour plusieurs médias depuis sa sortie de l'université. Il a notamment collaboré avec InfoSuroit et Média Sud, deux médias électroniques en tant que journaliste. Il a également plusieurs conseils municipaux dont notamment ceux de Granby, Bromont, Waterloo, Boucherville et Brossard.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

*VEuillez recommencer à nouveau.